Dix ans d’anglais scolaire. Et pourtant, impossible de tenir une conversation sans chercher ses mots. Cette frustration, je l’entends chaque semaine. Vous voulez débloquer votre anglais, profiter d’un cadre agréable, et ne pas gaspiller votre budget dans une destination inefficace. Malte coche ces cases — mais pas pour les raisons qu’affichent les brochures. Voici ce que les retours terrain m’ont appris.
L’essentiel sur Malte en 30 secondes :
- Anglais langue officielle depuis 1934, pas un simple atout touristique
- Seulement 7% de Français dans les écoles — immersion réelle
- Budget : comptez environ 75€/jour tout compris
- Minimum recommandé : 2 semaines pour un déclic, 4 pour de vrais automatismes
Pourquoi Malte fait vraiment progresser en anglais (et ce qu’on ne vous dit pas)
Les brochures vantent le soleil et les plages. Passons. Ce qui compte pour votre progression, c’est le statut réel de l’anglais sur place. Malte n’est pas une destination où l’on parle anglais « pour les touristes ». Selon les données constitutionnelles de l’EFNIL, l’anglais est langue officielle de l’archipel depuis 1934, inscrit dans la Constitution de 1964 à l’indépendance. Administration, médias, vie quotidienne : tout fonctionne en anglais.
Le chiffre qui change tout : Dans les écoles maltaises, 84 nationalités se côtoient. La proportion de Français ? Environ 7%. Vous ne risquez pas de passer vos soirées à parler avec des compatriotes — sauf si vous le cherchez.
Cette diversité, c’est la vraie force de Malte. Quand votre colocataire est brésilien, votre voisine de classe japonaise et votre formateur maltais, l’anglais devient votre seule langue commune. Pas de facilité, pas d’échappatoire.

Soyons honnêtes : Malte représente 6,5% des départs en séjours linguistiques selon le baromètre 2024 de l’UNOSEL. Loin derrière le Royaume-Uni (67%) ou l’Irlande (8%). Cette discrétion joue en votre faveur : moins de Français, plus d’immersion. Pour comprendre pourquoi cette méthode d’immersion totale pour les langues fonctionne, il faut accepter de sortir de sa zone de confort.
Les 4 erreurs qui sabotent votre séjour (et comment les éviter)

Piège classique des séjours linguistiques : Réserver l’hébergement le moins cher sans vérifier le mix de nationalités. Résultat ? Des soirées entières en français avec vos colocataires.
Dans les retours que je reçois régulièrement, une erreur revient sans cesse. Vous réservez une résidence étudiante sans demander la répartition des nationalités. Le premier soir, vous découvrez trois Lyonnais dans votre appartement. L’immersion s’arrête à la porte de la classe. Pour éviter ce scénario, des organismes comme celui que vous trouverez ici permettent de préciser vos critères avant réservation.
Le déclic de Camille, 28 ans
J’ai accompagné Camille, responsable marketing, pour un séjour de 6 semaines à Saint Julian’s en 2023. Anglais scolaire rouillé, besoin professionnel urgent. Sa première semaine ? Frustrante. Elle s’était retrouvée dans un groupe majoritairement francophone. Elle a osé demander un changement de classe après 5 jours — et c’est là que son séjour a vraiment décollé. En semaine 3, elle tenait des conversations entières sans effort.
Les 4 erreurs que je vois le plus souvent :
- Choisir l’hébergement uniquement sur le prix, sans demander le mix de nationalités
- Partir moins de 2 semaines et s’étonner de ne pas progresser
- Rester entre Français pendant les activités du soir
- Ne pas oser demander à changer de groupe si le niveau ne correspond pas
Selon les recommandations 2025 de l’Onisep, un séjour efficace nécessite au minimum 2 semaines en immersion totale. En dessous, vous bronzerez — mais votre anglais restera au même point.
Hébergement, durée, budget : mes recommandations sans filtre
Mon avis tranché : la question de l’hébergement détermine 50% de votre progression. Famille d’accueil ou résidence étudiante ? Le comparatif ci-dessous intègre des critères que les brochures ignorent : l’impact réel sur votre pratique quotidienne de l’anglais.
| Critère | Famille d’accueil | Résidence étudiante | Mon avis |
|---|---|---|---|
| Immersion linguistique | Anglais au quotidien (repas, conversations) | Variable selon colocataires | Famille gagne |
| Autonomie | Horaires repas imposés | Totale liberté | Résidence si vous avez +30 ans |
| Risque groupe francophone | Faible (1-2 étudiants max) | Élevé si non vérifié | Demandez toujours la répartition |
| Budget moyen | ~80€/jour demi-pension | ~70€/jour sans repas | Équivalent au final |

Conseil pratique : Les hébergements se situent généralement à 5-30 minutes à pied de l’école. Privilégiez la proximité : moins de trajet, plus de temps pour pratiquer après les cours.
Sur la durée, l’analyse You’re Welcome sur la durée optimale confirme ce que j’observe : en restant 2 semaines, vous capitalisez deux fois plus qu’en une seule — double de cours, double de temps en immersion, et surtout un weekend complet pour pratiquer hors cadre scolaire. Ma recommandation personnelle ? 4 semaines minimum pour un vrai déclic. La première semaine sert à s’adapter, la deuxième à débloquer l’oral, la troisième à gagner en fluidité, la quatrième à installer des automatismes.
Côté budget, les formules démarrent autour de 75€ par jour tout compris (cours, hébergement, certaines activités). C’est moins que l’Angleterre (comptez 2 400-2 700€ pour deux semaines selon les organismes), et le soleil en bonus. Mais attention : ce tarif suppose un hébergement standard. Chambre individuelle ou demi-pension en famille font grimper la note de 15-20€/jour.
Vos questions sur le séjour linguistique à Malte
Combien de temps faut-il pour vraiment progresser en anglais à Malte ?
Minimum 2 semaines pour un déblocage oral. Comptez 4 semaines pour installer de vrais automatismes. En dessous de 2 semaines, les retours que je reçois sont mitigés : vous vous adaptez à peine que c’est déjà fini. Les séjours de 6-8 semaines permettent d’atteindre un niveau supérieur sur l’échelle CECRL.
Est-ce que je vais me retrouver avec beaucoup de Français ?
Non, si vous choisissez bien. La proportion de Français tourne autour de 7% dans les écoles maltaises — bien moins qu’en Angleterre ou Irlande. Le risque existe surtout en résidence étudiante si vous ne vérifiez pas la répartition des nationalités avant de réserver.
Malte ou Angleterre : quelle destination choisir ?
Malte si vous voulez combiner progression et cadre agréable à budget maîtrisé. L’Angleterre si vous visez l’accent britannique spécifiquement ou des stages professionnels. Le Royaume-Uni reste la première destination (67% des départs), mais coûte 30-40% plus cher pour une qualité pédagogique équivalente.
Quel budget prévoir pour un séjour linguistique à Malte ?
Comptez environ 75€/jour pour une formule standard (cours intensifs + hébergement en résidence partagée). Pour 2 semaines : 1 050-1 200€ hors vol. Ajoutez 150-250€ pour le billet d’avion depuis la France. La chambre individuelle ou la demi-pension en famille augmentent le tarif de 15-20€/jour.
Peut-on partir seul sans parler du tout anglais ?
Absolument. Les écoles proposent des cours pour tous niveaux, du grand débutant (A1) à l’avancé (C1). Le test de placement le premier jour vous affecte dans un groupe adapté. Et si le niveau ne correspond pas, demandez un changement — c’est normal et prévu.
Pour approfondir votre réflexion avant de vous lancer, consultez ce guide du voyage linguistique qui détaille les étapes de préparation.
La prochaine étape pour vous :
Vous avez maintenant les clés pour éviter les erreurs classiques. Reste une question que vous seul pouvez trancher : famille d’accueil pour maximiser l’immersion, ou résidence pour plus d’autonomie ? La réponse dépend de votre personnalité autant que de vos objectifs. Prenez le temps de demander la répartition des nationalités avant toute réservation — c’est le détail qui fera la différence entre un séjour sympa et une vraie transformation de votre anglais.
